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30.04.2008

Socialisme et République

Socialisme et République
Par Albert Richez
Professeur de philosophie

Sommes-nous encore en République ? Depuis trop d’années, nous assistons à la destruction de ses valeurs : petits salaires non revalorisés bien que parfois sous le seuil de pauvreté, chômeurs suspectés de paresse mais tributaires de décisions d’embauches qu’ils ne maîtrisent pas, grands patrons qui reçoivent des prébendes financières sans rapport avec le bien-fondé d’un revenu et leurs responsabilités réelles, cadeaux fiscaux pour les plus riches, licenciements constants pour les opérateurs les plus modestes pour seuls motifs financiers, protection sociale menacée au profit d’un système d’assurance qui valorise le risque plutôt que la solidarité… Ces faits nous ramènent, sous couvert de prétendues « réformes », à l’époque antérieure à la conquête d’un statut citoyen des travailleurs. L’égalité s’efface, entraînant la liberté dans sa chute. Aujourd’hui, ceux, qui portent les valeurs du Socialisme, peuvent-ils, s’inspirant de Jaurès, réinventer la République ?
« … Ce que nous constatons, c’est que ce développement prodigieux du machinisme, qui en lui-même est un bien, a, dans le régime spécial de la production qui s’appelle le régime capitaliste, cet effet saisissant que, de plus en plus, la puissance économique appartient à un nombre plus restreint de producteurs, qu’il devient, de plus en plus, impossible au simple salarié, à celui qui n’a que ses bras, d’arriver à l’indépendance, à l’autonomie, à la propriété ; que le régime actuel est la lente et cruelle expropriation de ceux qui n’ont pas les grands capitaux, et qu’il prépare cette concentration souveraine du capital que nous voulons réaliser, nous, pour restituer à tous les travailleurs, dans la propriété nationale, leur part des instruments du travail »
Ce discours de Jaurès réveille en nous des questions essentielles. Qu’est devenu ce socialisme là alors qu’aujourd’hui, acceptant la « victoire du capitalisme », des soi-disant socialistes prétendent le domestiquer ! Baisses d’impôts, invention de système d’épargne capitalistique, laisser-faire face à des services publics qui se délitent parce qu’ils deviennent marchands, rien ne les rebute plus. Et, en raison d’une alliance « social démocrate » européenne, tel reste le « credo » de beaucoup d’entre eux, qui osent même, pour demeurer proches de leurs alliés, ne pas respecter le vote de leur peuple ! Non, nous avons besoin de nouveaux engagements dignes de Jaurès !
Car la réalité économique, sociale et politique est encore celle d’un combat de classes. Economiquement et politiquement, l’aliénation du travailleur s’est même accentuée, car elle s’est mondialisée ; contrairement à ce que Marx avait prédit, le capitalisme n’a pas succombé à la loi du nombre ; il a systématisé son pouvoir. Après avoir laissé croire qu’il pouvait négocier avec les travailleurs, lors du fordisme puis des Trente Glorieuses, il donne de plus en plus raison à Marx : jamais, la valeur « travail » n’a été aussi éloignée de la réalité « travail » ; se moquant du sens des mots, il arrive même que la valeur « actionnariale » se fasse passer pour la juste rémunération d’un travail ! Spéculation généralisée, matières premières plus rares et plus chères, des deux côtés de la chaîne de la valeur à créer, l’étau se resserre sur la « variable » la plus fragile, celle du travail atomisé, dispersé sur toute la surface du globe et apparaissant divers dans ses modes et intérêts d’exploités, d’où la difficulté d’en rassembler les forces pour en refaire une classe, celle des exclus de la plus value qu’il crée! La loi mondiale des hommes n’est plus qu’économique ; et tout discours, comme toute prétention de pouvoir politique maître de ses choix parce que proche des citoyens, est suspecté et souvent bafoué. Qu’elles sont loin, en France et dans le Monde, les valeurs de la République et du Socialisme !
Et justement la pensée de Jaurès peut aider à redonner une vision différente aux exploités du Capital.
Car il a appris le sens de l’exploitation au travers de sa propre vie. Il était issu d’une bourgeoisie provinciale, non du peuple des pauvres ; mais ses expériences politiques lors de ses campagnes électorales au contact des mineurs et des verriers de Carmaux, sa proximité des grévistes protestant contre le renvoi de leur responsable syndical Jean-Baptiste Calvignac, lui ont appris ce que signifiait la lutte des classes qu’il intégra à sa culture politique de républicain et de socialiste. Contesté dans son parti, même comme créateur et directeur de « L’Humanité », il ne dût son influence politique qu’à sa proximité des travailleurs et à son courage lors de leurs conflits. Agent du rapprochement de son parti avec les syndicats, il approuva tout combat social qui s’ancrait dans une vision politique rassemblant classe ouvrière et petite paysannerie, nourries l’une et l’autre aux idéaux de la grande révolution française. Parce qu’il mesurait les limites de la démocratie parlementaire et des partis nationaux, c’est vers l’action internationale qu’il se tourna pour rechercher l’unité de la classe ouvrière qui aurait pu éviter la guerre. Son expérience des conflits coloniaux rejoint la nôtre lorsque nous analysons les raisons des guerres qui secouent notre planète aujourd’hui : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Sa mort tragique est ainsi apparue comme un échec de l’unité, de la paix et de la transformation sociale.
Que peut-il nous apprendre sur ce lien étroit et quasi naturel entre Socialisme et République ?
D’abord, que l’absence de références idéologiques de beaucoup de ceux qui prétendent représenter le socialisme actuel est d’abord l’acceptation de l’idée suivant laquelle la pensée et les valeurs républicaines passent après « l’économisme » du Consensus de Washington ; cette position relève dans leur esprit d’une nécessité fatale liée au dépassement du « politique » par une économie mondialisée ; dès lors, l’Etat perd sa primauté ; la capacité technique l’emporte sur la volonté politique ; le suffrage universel perd son sens et la relativité idéologique s’installe ! Ainsi se développe une situation aux antipodes de ce que souhaitait le grand socialiste lorsqu’il proclamait : « …par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement ; ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais, au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage… ». Valeurs universelles dans le temps comme dans l’espace ! Aujourd’hui comme alors, le rétablissement du « politique » passe par la réaffirmation combative des valeurs du Socialisme et de la République.
Bien entendu, aucune nation ne peut s’établir seule. Pas de République française sans reconnaissance politique des autres Nations et de leurs peuples. Mais pas de République sans recherche permanente de la cohésion sociale interne à la Nation, sans rapprochement du politique et du syndical ; les « règles économiques », en particulier le libre échange ne peuvent mettre en cause ces principes ! Et c’est leur refus, l’absence de stratégie de développement, la volonté d’asservir les peuples au nouvel ordre économique, qui mettent en péril la paix et développe des attitudes terroristes. C’est pourquoi l’internationalisme doit se récréer sur des bases qui étaient les siennes avant la guerre de 14, qui fondaient encore la pensée après la deuxième guerre mondiale , loin des dérapages mondialistes de prétendues régulations économique et commerciale qui, aujourd’hui, ne servent qu’à justifier l’ordre dominant. L’internationalisme du mouvement des travailleurs peut et doit conduire à un monde où les peuples, respectés dans leurs identités nationales, vivent en paix, dans l’égalité de rapports harmonieux parce qu’égaux.
« Le politique » doit retrouver sa place première, qui est la loi des peuples ; et « l’économique », procédé technique, doit s’inscrire au service de la République des citoyens du Monde ! Tel était le message de Jaurès qui donna sa vie pour la paix et le progrès social.

Notes :
Discours de J Jaurès à la Chambre des Députés, 21 novembre 1893.
Un Social Libéralisme à la Française ?, de la Fondation Copernic, Editions La Découverte.
Voir leur mépris du vote du 29 mai 2005.
Cité par Madeleine Reberioux, p 1025, Encyclopédie Universalis, 1996.
Le Consensus de Washington, modèle néo-libéral de gestion du monde a ses règles : croissance économique maximale, libre-échange tendant vers l'absolu; liberté des mouvements de capitaux et de l'investissement, déréglementation et réduction du rôle de l'Etat; privatisation des services publics, maîtrise stricte de l'inflation et taux d'intérêts élevés.
Discours à la Chambre des députés, 21 novembre 1893.
Charte de La Havane

17.04.2008

Article du site de crabillou à visiter sans faute !

http://chroniquesducrabillou.blog50.com/archive/2008/04/08/la-flamme-olympique.html

Daniel Bensaïd sur mai 68

Daniel Bensaïd sur Mai 68. (1)
Vidéo envoyée par E_varlin

Daniel Bensaïd parle de Mai 68 pendant la conférence nationale des jeunes pour un nouveau parti anticapitaliste. Partie I

Lycéens et enseignants toujours plus nombreux dans la rue.

PARIS, 15 avr 2008 (AFP) -
Lycéens, enseignants et parents d’élèves se sont mobilisé massivement mardi à Paris, où ils étaient entre 20.000 et 50.000 à défiler contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes que Xavier Darcos a défendues avec la même fermeté. A Paris, les manifestants étaient 20.000 selon la police, 40.000 à 50.000 selon les organisateurs. "On est en train de creuser le rapport de force avec le ministre", a estimé Alix Nicolet, présidente de la Fidl. "Les lycéens sont satisfaits d’être associés à une réforme du lycée mais la revendication centrale reste les moyens", a renchéri Florian Lecoultre, président de l’UNL (majoritaire), en appelant à une nouvelle mobilisation jeudi. Les deux organisations lycéennes ont assuré qu’elles devaient être reçues mercredi par Xavier Darcos. Côté enseignant, l’appel à la grève en Ile-de-France, seule avec Bordeaux à ne pas encore être en vacances de printemps, a été suivi par moins d’un professeur sur cinq selon le ministère, près d’un sur deux dans le primaire, selon le principal syndicat, le SNUipp-FSU (26% selon le ministère). Nouveauté mardi, de nombreux professeurs des écoles ont grossi les rangs du front anti-Darcos lycéens-étudiants-enseignants-parents, constitué la veille avec un appel de 18 organisations à deux nouvelles journées de mobilisation les 15 et 24 mai. "Ce qui anime les professeurs des écoles aujourd’hui, ce sont des questions éducatives" et non de moyens ou de conditions de travail, a insisté Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, en fustigeant la "volonté du ministre d’imposer une vision passéiste de l’école". Très hostiles aux nouveaux programmes de l’école primaire présentés le 20 février par M. Darcos, les professeurs des écoles souhaitent que "le ministre prenne la mesure du mécontentement" qu’il suscite et "s’appuie sur leur "expérience professionnelle", a ajouté M. Moindrot. Dans l’immédiat, Xavier Darcos a répété, dans la presse puis devant les députés, qu’il resterait "ferme" sur les suppressions de postes (11.200 à la rentrée 2008, dont 8.830 dans les collèges et lycées publics, compensés pour 3.500 d’entre eux par des heures supplémentaires). Pour lui, il s’agit de l’"épaisseur du trait". Il a suggéré un travail avec les organisations lycéennes sur une réforme du lycée passant entre autres par l’accroissement de l’autonomie des élèves et la création d’un réel statut lycéen, des revendications traditionnelles de l’UNL et de la Fidl. Quant aux programmes du primaire, M. Darcos a assuré que "plus de la moitié des enseignants sur deux les approuvaient". Alors que les vacances débutent vendredi en région parisienne, terrain principal de la contestation depuis plus de trois semaines, les syndicats lycéens se sont dits confiants dans la poursuite du mouvement. "La Fidl a un très gros comité parisien : il va aller aider la province à amplifier la mobilisation" lorsque la zone B rentrera de vacances, a expliqué Alix Nicolet. De son côté, Florian Lecoultre a cité l’exemple du mouvement anti-CPE qui a survécu en 2006 à un long mois de vacances tournantes. Quant à Gérard Aschieri (FSU, majoritaire), il a rappelé les "larges perspectives" du mois de mai avec, outre les 15 et 24 mai, une manifestation nationale à l’appel de sa fédération, le 18. 300 lycéens ont manifesté à Bordeaux, 100 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et 100 à Grenoble. lum/sm/df Par Lucile MALANDAIN.

14.04.2008

DEBOUTS !! CITOYENS !!

Proposition pour des Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen (MOCRIE), régime qui nous est imposé par voie de traités et sans référendum

Trets, le 13 avril 2008, à 02:02.

Chers amis,

Toujours plongé dans ma réflexion contre les abus de pouvoirs caractérisés que sont, à mon avis, tous les « traités constitutionnels », je voudrais vous décrire une nouvelle idée pour essayer de résister au sabordage de la démocratie par nos propres « représentants ».

1) Les indicateurs alarmants sont nombreux qui devraient nous inciter à contrôler tous les pouvoirs à tout moment :

Parmi les indicateurs alarmants, on peut citer le crash financier majeur imminent, la dérive policière des "démocraties" prétendument "libérales" dans lesquelles même la torture — pratiquée sur des citoyens incarcérés sans procès et sans défense — est autorisée et même encouragée au prétexte de "lutte contre le terrorisme", l’usage massif d’armes nucléaires (des milliers de tonnes de munitions à l’uranium) dans des pays écrasés par des guerres contre d’insaisissables "terroristes", guerres déclenchées sans que les peuples puissent l’interdire, la prolifération exponentielle des OGM sans moyen de résister, le sabordage des services publics au prétexte d’une dette fabriquée de toutes pièces par l’abandon de la création monétaire aux banques privées, dette publique qui rend les prêteurs privés maîtres des principales décisions publiques, l’abandon des peuples par leurs propres représentants — politiciens de métiers qui doivent trop leur pouvoir aux puissances financières —, les mécanismes de dérégulation à cliquet (à petits pas irréversibles) qui dépouillent progressivement les États de leur droit d’interdire le plus élémentaire (liberté de mouvement des capitaux imposée par traité, AGCS négocié en secret, etc.), jusqu’aux constitutions ! écrites désormais directement par les présidents et leurs ministres et imposées sans référendum !

La coupe est pleine et ça urge ! Il est temps que les citoyens reprennent le contrôle de leurs représentants.

Pourtant, les militants de tous bords semblent mener leurs luttes sociales sans se préoccuper du tout de la Constitution : ils luttent vaillamment sans prêter attention aux fers que nous portons tous aux mains et aux pieds et qui nous contraignent au plus haut niveau du droit.

Il me semble que toutes nos luttes sociales sont vouées à rester de simples gesticulations sans effets durables tant que des verrous institutionnels privent les citoyens du contrôle des pouvoirs institués.

L’apparente indifférence des militants sur ce point décisif m’étonne d’autant plus que ces verrous, déjà redoutables dans les droits nationaux, sont terriblement renforcés, pérennisés, par les institutions européennes.

Ainsi, nous avons urgemment besoin du référendum d’initiative citoyenne (RIC) que nous garantiraient assurément d’honnêtes institutions. Et ce droit élémentaire, les politiciens de métier ne nous le donneront jamais, pour la raison simple que ce droit citoyen irait directement contre leur intérêt personnel en les privant d’une partie de leur pouvoir. C’est pourquoi je dis haut et fort que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ; ce n’est ni aux parlementaires ni aux ministres ni aux juges d’écrire ou de réviser la Constitution.


D’où cette idée, qui me semble doublement originale :

2) Nous devrions nous concentrer sur l’essentiel : l’honnêteté du processus constituant :

Il faudrait prioritairement protester contre l’essentiel et, comme je viens de le suggérer, il me semble que la source majeure de nos impuissances est l’illégitimité fondamentale des pouvoirs de l’Union européenne, conçue et imposée par des exécutifs qui sont évidemment juges et partie dans un processus constituant : ils s’écrivent des règles pour eux-mêmes et ça se voit partout.

Cette partialité au plus haut niveau du droit est extrêmement dangereuse pour les libertés et on peut le constater concrètement : ce qui est programmé grâce à l’UE, c’est l’impuissance politique des citoyens face au chômage, aux bas salaires, à la violence économique et bientôt à la guerre, et l’absence de contrôle public des pouvoirs dans les domaines qui comptent le plus pour les industriels et les banquiers : marché intérieur, concurrence, liberté de mouvement des capitaux, droit fiscal et droit social, notamment.

Alors qu’une Assemblée constituante désintéressée programmerait sans doute un véritable référendum d’initiative citoyenne (RIC), rouage central du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui nous permettrait enfin, par exemple, d’interdire nous-mêmes, rapidement et sans difficulté, à la fois les paradis fiscaux, les OGM en plein champ, les armes à l’uranium "appauvri", la privatisation des services publics, le cumul des mandats, la libre circulation des capitaux, l’abandon de la création monétaire aux banques privées, et bien d’autres fléaux dont, manifestement, les politiciens de métier s’accommodent fort bien malgré les souffrances des citoyens.

La première originalité de l’idée que je vous propose serait donc de se concentrer très prioritairement sur la source même de nos problèmes, c’est-à-dire le processus constituant : il s’agirait de lutter contre le régime illégitime européen.


3) Une autre originalité consiste à multiplier les micro-résistances et à protester toutes les semaines, le même jour et à la même heure, partout en Europe, par petits groupes au début mais tout le temps et partout :

Ensuite, deuxième originalité, plutôt que de faire une grande manif une fois tous les six mois ou tous les ans, et puis plus rien jusqu’à la prochaine, avec une frustration générale de ne rien pouvoir faire au quotidien, je propose de nous inspirer de l’exemple des Allemands de l’est et de leur idée, qui a très bien marché en 1989 (avec la chute du mur de Berlin), et qui s’appelait « les manifestations du lundi » :

Nous organiserions, modestement mais vaillamment, plein de petites manifestations, un peu partout, dans tous les quartiers et villages d’Europe, le même jour à la même heure, toutes les semaines : je propose le mercredi à 18 ou 19 h, mais il faut en parler entre nous, on fait ce qu’on veut :o)

Ce serait un rendez-vous régulier, facile à mémoriser et à rejoindre par les nouveaux mécontents ou les nouveaux courageux, à fréquenter sans peine puisque tout près de chez nous, et permettant d’être nombreux même en n’étant que 5 ou 10 personnes au même endroit puisque réunis un peu partout en Europe au même moment, avec un site central et un forum par manif pour faire connaître les initiatives et les infos utiles.

Ce serait surtout le spectacle permanent d’un mécontentent général et persistant, mécontentement opiniâtre et obstiné, pas résigné du tout, prêt à se cristalliser bientôt.

Ce serait des Manifestations Obstinées Contre Le Régime Illégitime Européen (MOCRIE), régime imposé aux peuples européens par voie de traités, sans Assemblée constituante ni Référendum.


Nota : pour permettre la cohabitation pacifique de tous les résistants, je recommande de s’interdire tout étendard ou drapeau partisan dans ces MOCRIEs : à l’évidence, le clivage « gauche droite » nous divise et nous affaiblit. Ce mouvement citoyen devrait se concentrer sur l’essentiel : rendre le contrôle des pouvoirs publics aux personnes physiques.

Il semble que des initiatives soient en train de naître dans le même esprit un peu partout en Europe.

Il y en a déjà cinq qui sont apparues en France en quelques heures (voir le blog) : ainsi, tous les mercredis à 18h, à partir du 16 avril, il y aura une petite MOCRIE à Trets, sur la place de la Mairie, une autre MOCRIE à Lyon, place de la République, une troisième MOCRIE à Montpellier, une autre MOCRIE à Rennes, place de la Mairie, et encore une à Nantes (44000) devant le château de la Duchesse Anne…

Vous aussi, n’hésitez pas à créer votre propre petite MOCRIE,
tout près de chez vous, simplement.

Puis, venez nous en avertir ici :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/04/08/93-pour-des-manifestations-populaires-obstinees-mpo

Si l’idée vous plaît, j’ai besoin de vous, évidemment, pour la faire connaître entre simples citoyens et pour organiser les outils qui nous permettront de communiquer entre nous. Je vais créer un site qui centralise les infos et qui offre notamment un forum par MOCRIE, de façon à permettre aux participants de communiquer.

On verra si cette graine d’idée est assez simple et assez forte pour survivre dans la tourmente que vit en ce moment l’idéal démocratique.

Amicalement.

Étienne.
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/
Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Ce n'est pas aux parlementaires, ni aux ministres, ni aux juges, d'écrire ou modifier la Constitution.
Il faut séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués, qui ne doivent surtout pas être aux mains des mêmes personnes (sinon, ils trichent, évidemment, en s’écrivant des règles pour eux-mêmes, aux dépens de tous les autres).
Ce qui compte, pour nous protéger tous contre les abus de pouvoir, ce n'est pas qui vote la Constitution : ce qui compte, c'est qui écrit la Constitution.

Les membres de l'Assemblée Constituante doivent donc être tirés au sort (parmi les meilleurs élus non candidats, citoyens valeureux désignés spontanément, librement, par le peuple), et ces députés constituants doivent être déclarés inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.

Venez m'aider à montrer que c'est possible : des citoyens ordinaires peuvent parler de leur constitution :
http://etienne.chouard.free.fr/forum/
Ils peuvent même écrire eux-mêmes leur constitution :
http://etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution/index.php?title=Constitution_nationale

Je propose d’institutionnaliser la résistance contre les institutions qui nous sont imposées en Europe, en organisant un peu partout des Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen (MOCRIEs), hebdomadaires et à heure fixe ; voyez :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/04/08/93-pour-des-manifestations-populaires-obstinees-mpo





Citoyens d’Europe Contre le Régime Illégitime : CECRI
Organisons des micro-résistances au traité de Lisbonne,
et plus généralement à tous les « traités constitutionnels ».
Proposition pour une multitude de
Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen
(MOCRIE)
à date et heure fixes dans toute l’Europe :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/04/07/93-pour-des-manifestations-populaires-obstinees-mpo

10.04.2008

Il vaut mieux être porteur de Rolex que pauvre et malade...

Un rapport officiel veut casser le salaire minimum
Dans un rapport que le Conseil d'analyse économique n'a pas encore publié, mais que l'on peut télécharger sur le site de Mediapart, trois économistes, Pierre Cahuc, Gilbert Cette et André Zylberberg, recommandent au gouvernement de remettre en cause les règles d'indexation du salaire minimum.

C’est la charge la plus violente qui ait jamais été menée contre le Smic. Dans un rapport, encore confidentiel, dont Mediapart a obtenu une copie dans une version préliminaire en date du 18 mars, trois économistes siégeant au Conseil d’analyse économique (CAE), Pierre Cahuc (chargé de mission au Crest-Insee et professeur à l’Ecole Polytechnique), Gilbert Cette (économiste à la Banque de France) et André Zylberberg (directeur de recherche au CNRS) proposent de modifier radicalement les règles actuelles d’indexation du salaire minimum.

Intitulée «Smic, revenu minimum et coût du travail: quelle articulation pour combiner justice sociale, incitation au travail et compétitivité?», cette étude risque d’attiser une vive controverse, qui couve déjà depuis que le gouvernement a lui-même fait savoir, en décembre 2007, qu’il réfléchissait à modifier les règles actuelles du jeu et qu’il était demandeur de suggestions.

En se saisissant de ce dossier, les membres du CAE (une assemblée d’une trentaine d’économistes de différentes sensibilités, chargée d’éclairer le Premier ministre sur les grandes questions économiques) savaient, certes, qu’ils avançaient en terrain politiquement sensible. Ils ont donc cherché à progresser avec circonspection.

Des débats qui ont eu lieu, le 18 mars, dans cette enceinte autour du rapport des trois économistes, rien n’a filtré dans la presse. Et des consignes très strictes ont été données à tous les membres du CAE pour qu’ils ne diffusent pas le fameux document. Une fois qu’on l’a lu, on comprend mieux pourquoi : sur le fond, ce rapport se distingue par sa radicalité.

Tout au long de leur étude (85 pages), les auteurs multiplient les critiques contre le salaire minimum. Estimant qu’il « couvre en France une proportion de salariés plus importante que dans les autres pays de l’OCDE » et déplorant qu’il soit « fixé par voie légale, de manière uniforme », ils font ce constat central : « Le salaire minimum n’est pas un instrument efficace de lutte contre les inégalités. »

« L’idée selon laquelle le salaire minimum réduit les inégalités à un coût moindre pour la société que des politiques fiscales distributives (qui prélèvent des impôts et versent des prestations sociales) est erronée. En réalité, la politique du salaire minimum légal uniforme et élevé comprime la distribution des salaires et contribue à réduire le dialogue social, sans grande efficacité pour lutter contre la pauvreté », écrivent-ils.


Michel HUSSON
01 48 15 19 06 06 71 10 15 75 Fax: 01 48 15 19 18
IRES 16, boulevard du Mont d'Est
93192 Noisy-le-Grand Cedex - France
http://hussonet.free.fr

09.04.2008

L'opposition a infligé un nouveau revers à la majorité UMP...

http://www.lexpress.fr/info/infojour/afp.asp?id=8487&2208

PARIS (AFP) - L'opposition a infligé un nouveau revers à la majorité UMP en obtenant la suppression d'une disposition du projet de loi sur les OGM, qui limitait la liberté d'expression des membres d'un futur Haut Conseil des biotechnologies, lundi à l'Assemblée nationale.

Les députés ont adopté l'article deux, qui prévoit la création de ce Haut conseil pour "éclairer le gouvernement sur toutes les questions intéressant les organismes génétiquement modifiés (...)".
Le projet de loi -déjà adopté par le Sénat- prévoyait que les membres du Haut Conseil ne pouvaient prendre "à titre personnel, aucune position publique", "sans en avoir préalablement informé leur président".
L'opposition, avec deux amendements de suppression des Verts et du PCF, a obtenu la suppression de cette restriction.
C'est le deuxième amendement de poids que fait adopter l'opposition -avec l'appoint de quelques voix de la majorité-, après l'amendement Chassaigne (PCF) qui vise à protéger "les zones de productions de qualité sans OGM".
François Grosdidier (UMP) avait aussi présenté un amendement de suppression similaire à celui des Verts et du PCF.
En revanche, l'opposition n'a pas réussi à élargir la composition du Haut conseil à des philosophes.
Elle a aussi demandé en vain que l'ensemble des syndicats agricoles puissent siéger dans le Haut conseil, rappelant que "le monde agricole n'a pas d'avis unanime sur la question des OGM", dans une allusion aux positions de la FNSEA (favorable à la "liberté de choix") et de la Confédération paysanne (opposée aux OGM).
Côté gouvernement, le texte était défendu par le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo. Sa secrétaire d'Etat Nathalie Kosciuko-Morizet, présente la semaine dernière, n'était plus là lundi, alors que, selon une source parlementaire UMP, les députés UMP sont vent debout contre elle.


Manu.



Mon site perso : http://membres.lycos.fr/manu99/monsite/



Liste d'échange entre les comités locaux.
Pour les changements d'adresses, merci d'écrire à caroline@attac.org ou eric@attac.org

01.04.2008

POUR ETRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE IL FAUT ETRE UN EXCELLENT MENTEUR....

Nicolas Sarkozy et l'Afghanistan
Vidéo envoyée par Raoul3B

La position du candidat Sarkozy entre les deux tours des presidentielles sur les troupes francaises en Afghanistan.
Et aujourd'hui? les promesses sont oubliees...comme bien d'autres !."je ferai ce que j'ai dit"....

MILES....UN POINT C'EST TOUT....

Miles davis time after time
Vidéo envoyée par alternativa

live under the sky 1985

Le Collectif Alter-Nativa c'est du bon son sur la radio Alter-Nativa www.alter-nativa.net/radio-alter-nativa
et bien sur le blog www.alter-nativa.net

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