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29.02.2008
Patrons voyous, où est passée le commission d'éthique du MEDEF ?
De la part de Gérard Filoche, Inspecteur du Travail, membre du PS et du Conseil Scientifique d'ATTAC:
Où est la commission d’éthique du MEDEF ?
C’est le principe de la mafia et du parrain trop voyant qu’on range de côte après qu’il ait servi... On le couvre et il ne dit rien : le Medef-UIMM vient de lui faire un “pont d’or”.
Au Medef et à l’UIMM c’est l’omerta.
DENIS GAUTHIER-SAUVAGNAC gagnait 240 000 euros par mois pour déverser l’argent sale de la corruption... Mme Parisot s’est dit “salie” en septembre dernier lors de la révélation de la caisse de 600 millions d’euros de trafic d’argent liquide,
Mais Mme Parisot n’a rien fait pour se laver depuis...
Elle est complice : n’ a t elle pas dit que “beaucoup savaient inconsciemment” ? Que c’était un secret de famille honteux ? De quelle famille parle t elle des frères Sarkozy, Guillaume et François ?
Elle promettait la transparence. Non, elle fait verser une somme de 1,5 millions d’euros (au moins, officiellement...) au vieux parrain DGS
Et elle vient à la télévision expliquer au journal de France 2 expliquer à David Pujadas, à propos des 40 % d’augmentation des salaires des patrons, qu’elle va “saisir la commission
d’éthique du Medef” ? Elle a une éthique ? Et il y a une commission d’éthique à l’UIMM ?
Et ou en est l’enquête sur les malversations contre la médecine du travail ? Ou en est l’enquête sur les détournements des centres de médecine du travail par le MEDEF ?
Pourquoi cette bande organisée n’est-elle pas en prison ? N’importe quelle bande en banlieue, pour cent fois moins que ça y serait !
Est-ce que ce n’est pas la caisse noire qui a payé la “recodification” du code du travail ?
Denis, Laurence, Guillaume, Cathy, Michel, Jean-Denis…
Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), délégué général de l’Union des industries et métiers métallurgiques (UIMM), s’est fait prendre la main sur la poignée, par le Tracfin, organisme de lutte contre le blanchiment d’argent parce qu’il prélevait des mallettes d’argent liquide de 26 à 32 kg à raison d’environ 2 millions d’euros par an – avec des pointes au moment des présidentielles. DGS qui touchait lui-même 240 000 euros, pour cela, n’a pas voulu dire d’où venait l’argent ni où allait l’argent : omerta. On a su qu’il y avait une caisse noire de 600 millions d’euros, certains ont dit « un milliard », qui servaient à « fluidifier les relation sociales », à « prévenir les conflits ».
DGS qui était président de l’UNEDIC versait des salaires en liquide à ses « collaborateurs » sans verser de cotisations sociales. DGS s’est fait remplacer à l’UNEDIC par Michel de Virville, qui avait fait un célèbre rapport en 2004 pour démanteler le Code du travail. Mme Laurence Parisot, présidente du MEDEDF dont l’UIMM est le pivot, qui a été élue contre un autre candidat, son challenger, Guillaume Sarkozy, a déclaré qu’elle se sentait « salie » par cette révélation sur l’argent liquide, que c’était un « secret de famille honteux » et que « beaucoup savaient inconsciemment ».
Le Tracfin a, en effet, révélé qu’il avait informé le ministre de l’intérieur dés 2004, Nicolas Sarkozy, sur ce trafic d’argent sale, sans qu’aucune suite n’ait été donnée à l’époque. DGS a été mis en examen, sans être placé en préventive ni lui, ni ses complices, il ont ainsi pu se concerter, il leur est reproché, entre autres, la « destruction de preuves ». DGS a passé la main à Cathy Kopp, présidente d’Accor, proche de Laurence Parisot, pour négocier à sa place avec les syndicats de salariés les accords dits de « flexisécurité » de janvier 2008. Kathy Kopp s’est aussitôt fait assister par Jacques Barthélémy, du célèbre cabinet d’avocat Barthélémy, le plus proche du MEDEF sur la place de Paris. Jacques Barthélémy est « l’expert » qui travaille depuis le 15 février 2005, dans la commission de « recodification » du Code du travail qu’il oriente dans le sens du rapport de Virville. « Liaisons sociales » de janvier 2008 révélait que « chaque mois Denis Gautier-Sauvagnac déjeunait avec M. Jean-Denis Combrexelle ». Jean-Denis Combrexelle est le directeur des relations du travail (DRT) qui était le maître d’œuvre de la commission de « recodification » du code du travail.
GF
0607481167
UIMM : Gautier-Sauvagnac a-t-il monnayé son silence ?
J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
28/02/2008 | Mise à jour : 21:57 | .
Selon Marianne, l'ancien patron du syndicat de la métallurgie aurait obtenu plus d'un million d'euros au titre d'indemnités de départ et la prise en charge financière d'une éventuelle condamnation en échange de son mutisme sur l'affaire des retraits suspects de l'UIMM.
L'ancien président de l'Union des industries des métiers de la métallurgie UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen le 15 janvier dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale, a-t-il avantageusement négocié son départ et la prise en charge d'une éventuelle condamnation ? C'est ce qu'affirme le dernier numéro de Marianne à paraître samedi. Selon l'hebdomadaire, «DGS» aurait négocié secrètement, début novembre et fin décembre, deux accords avec l'UIMM. Il aurait obtenu, d'une part, une indemnité de départ de plus d'un million d'euros peu avant qu'il ne quitte l'organisation le 15 novembre. D'autre part, il se serait vu garantir la prise en charge financière intégrale par l'organisation patronale d'une éventuelle condamnation dans cette affaire. «Une couverture», comme l'affirme l'hebdomadaire. Le contenu de ce second accord aurait été, selon l'hebdomadaire, «partiellement dissimulé à certains membres du bureau» de l'UIMM.
Les deux accords, négociés avec Michel de Virville, président de l'Unedic, l'assurance-chômage depuis le 31 janvier et mandaté par l'UIMM, auraient pour objectif, selon une source proche du dossier, de s'assurer du silence de Gautier-Sauvagnac. Objectif : que ce dernier garde le silence sur l'identité des bénéficiaires des retraits d'espèces des comptes de l'organisation patronale.
Des poursuites contre l'UIMM ?
Dans cette affaire, «DGS» a notamment été mis en examen pour «abus de confiance» après que près de 19 millions d'euros aient été retirés des caisses de l'organisation entre 2000 et 2007, sous son autorité. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces sommes a pu servir au financement occulte de syndicats. Interrogé sur les nouveaux éléments apportés par Marianne, Me Jean-Yves Le Borgne, l'avocat de DGS, a déclaré ne pas avoir de commentaire à faire, avant d'ajouter : «Pour moi le coeur du débat, c'est la fluidification des relations sociales». Ni l'UIMM, ni Michel de Virville n'ont réagi dans l'immédiat.
Selon des sources judiciaires, ces deux contrats, mentionnés par Marianne, n'ont pas été versés au dossier instruit par le juge financier Roger Le Loire. Selon une source proche du dossier, ils pourraient conduire la justice à envisager des poursuites contre l'organisation en tant que personne morale pour «complicité» des chefs reprochés à Denis Gautier-Sauvagnac,
L'ancien président du patronat de la métallurgie reste délégué général de l'organisation et continue de percevoir un salaire d'environ 20.000 euros par mois. Il a annoncé le 11 décembre qu'il quitterait l'UIMM en 2008. D'après une source proche du dossier, le délégué général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan, lui aussi été mis en examen le 14 février pour complicité et recel d'abus de confiance, pourrait avoir conclu des accords similaires.
http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/02/28/01001-20080228ARTFIG00697-uimm-gautier-sauvagnac-a-t-il-monnaye-son-silence-.php
A écouter sans faute l'émission du mercredi 7 novembre 2007:
Médecine du travail : enquête sur « l’argent noir » du MEDEF
Un dossier de Benoît Collombat avec la collaboration de "Rue 89
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/reporter/index.php
http://www.rue89.com/send/send/3965
bonne écoute !!!!!!!!
Josy GUERIN
06 61 18 50 88 /01 47 39 50 88
josy.guerin@club-internet.fr
20:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.02.2008
Président au langage fleuri et à l'esprit tordu ....voir ces deux communiqués particulièrement probants sur l'installation du fascisme rampant dans notre beau pays
Envoyé le : Samedi, 23 Février 2008, 22h39mn 46s
Objet : Bonnes manières de Sarkozy
Chers tous,
Je relève ceci sur le site de Libération :
Après sa rencontre mouvementée en novembre dernier avec les pêcheurs
écart de langage du président de la République. Samedi après-midi, au
Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy s'est laissé aller à quelques
mots de trop, captés par une caméra du Parisien.fr.
Alors qu'il fend la foule en serrant des mains, un homme lui dit:
/«Touche-moi pas, tu me salis»/. Le Président réplique aussi sec:
/«Casse-toi alors, casse-toi alors pauvre con»/. Une voix glisse à
l'oreille du chef de l'Etat /«on est filmé là...»/. Et Nicolas Sarkozy
de reprendre son serrage de mains.
Pour voir la scène, lien :
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/311877.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450
Bien à vous
Philippe Arnaud
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COMMUNIQUÉ LDH (Ligue des Droits de l'homme)
Paris, le 25 février 2008
Rappeler le Président au respect de la République
Bien qu’ayant validé le principe d’une incarcération à vie sans faute, le Conseil constitutionnel n’avait pas accepté de prêter la main à cette forfaiture qu’est la rétroactivité d’une loi pénale.
En sollicitant l’avis du Premier Président de la Cour de cassation sur les moyens de contourner cette décision qui s’impose à tous, le Président de la République commet une triple faute.
Il met en cause le fonctionnement régulier des institutions en déniant la légitimité du Conseil constitutionnel et porte ainsi atteinte à l’état de droit.
Il met en cause l’indépendance du Premier Président de la Cour de cassation et par voie de conséquence celle de la juridiction qu’il préside, en sollicitant un service que le plus haut magistrat de l’ordre judiciaire n’a pas à rendre au chef de l’exécutif.
Il montre le peu de cas qu’il fait des principes les plus fondamentaux de la République en tentant d’opposer la légitimité de l’émotion à celle des règles les plus essentielles d’une société démocratique.
Chacun peut comprendre que ce qui est ici en cause, ce ne sont plus les débats politiques aussi vifs soient-ils. C’est le contrat social et juridique multiséculaire sur lequel la République a été construite, sans lequel il n’y a pas de pacte civique qui s’impose à tous les citoyens, auquel il est porté atteinte.
La Ligue des droits de l’Homme attend du Président du Conseil constitutionnel qu’il rappelle le Président de la République aux devoirs de sa charge et du Premier Président de la Cour de cassation qu’il refuse la mission inconstitutionnelle que l’on tente de lui imposer.
11:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
INVITATION
l’Association Aiglun Citoyenneté et Démocratie (AACED)
vous invite à une après-midi de formation pratique au GESPER (6,rue Lavoisier Z.I St Christophe 04000 DIGNE)
SAMEDI 1er MARS à 14 heures
Au Programme :
- TRI SELECTIF DES DECHETS. Les bons gestes quotidiens.
- FABRICATION DE COMPOST INDIVIDUEL ET COLLECTIF POUR LE JARDIN BIOLOGIQUE.
- ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF (les différentes techniques autorisées).
- LES ENERGIES RENOUVELABLES POUR VOTRE HABITAT.Les économies énergétiques réalisables.
- LE COVOITURAGE.
17:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.02.2008
- OPERATION DE POLITIQUE SPECTACLE.
Communiqué de la LCR. Médias, caméras, photographes et journalistes étaient au rendez-vous à Villiers-le-Bel ce matin pour assister à l’opération de police diligentée par la procureure de Pontoise. A l’aube, plus de 1000 policiers ont investi les quartiers populaires mais aussi plusieurs localités voisines, à la recherche des auteurs des coups de feu contre les policiers en novembre 2007. Quoiqu’en dise la procureure de Pontoise, cette incursion massive des forces de police incluant anti-gang et RAID, ne peut que traumatiser la population et les enfants se rendant à l’école. Le gouvernement de F.Fillon voudrait stigmatiser Villiers-le-Bel qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Ainsi, N.Sarkozy, en chute dans les sondages et dans l’opinion, à la veille de municipales qui s’annoncent périlleuses pour l’UMP, renoue avec ses fondamentaux : la police au service de sa politique spectacle, comme il l’avait déjà fait dans le passé que ce soit aux Tarterets ou aux Mureaux. Peut-être pense-t-il pouvoir interrompre les bides successifs de sa communication ces dernières semaines. La LCR espère que tous les moyens seront mis en œuvre pour faire la vérité sur ce qui s’est vraiment passé le 25 novembre 2007 à Villiers-le-bel et qui a entraîné la mort dramatique de Larami et Moushin. Le 18 février 2008.
17:21 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.02.2008
Voici le communiqué que nous avons fait paraître dans le presse locale. Voir aussi la rubrique "AACED et la presse locale"
Association Aiglun Citoyenneté Et Démocratie
" Celui qui écoute la vérité n’est pas moins noble que celui qui la dit. "
1212 La Roche-Frison 04510 AIGLUN
Blog : http://aaced.blog50.com/
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’Association Aiglun Citoyenneté et Démocratie (AACED) a pour objectifs : l’information, la défense des habitants d’Aiglun et de leur cadre de vie . La constitution d’une liste pour les élections municipales n’a jamais été notre volonté. Au tout début, notre existence est issue de citoyens décidés à lutter contre un tarif exorbitant et injustifié de redevance pour l’assainissement non collectif imposé par notre municipalité et la SEERC.
Notre dessein est axé sur une culture différente à Aiglun par le biais d’organisations de conférences, café-citoyen etc.. en partenariat avec d’autres associations.
Par conséquent, voici les principales grandes lignes que nous souhaitons proposer aux membres de la liste unique représentée par une partie de l’équipe municipale sortante :
- Présentation détaillée des différences de gestion de l’eau, l’assainissement collectif et non collectif à soumettre à un référendum aux Aiglunais. Ceci en vue d’un retour à une gestion municipale au lieu d’une coûteuse délégation privée.
- Réunion d’information des habitants de quartier concernés par des travaux ou de modifications de structures importantes.
- Restaurer la tranquillité de certains quartiers d’Aiglun soumis aux pollutions auditives et aux dangers de l’insécurité routière.
- Refuser d’impliquer la commune dans le fichier « base élèves » comme les villes de Pau et Grenoble. Le fichage national de tous les enfants n’apporte rien à la réussite des élèves et peut porter atteinte à la vie privée des familles.
- Poursuivre le dossier assainissement non collectif dans l’intérêt de toutes les familles concernées en prévoyant des aides financières globales.
- Résister à la pression immobilière sur la commune.
- Engager la commune dans la charte de covoiturage organisée par le GESPER.
- Ouvrir la commune aux transports en commun après avoir interrogé les habitants à ce sujet.
- Théâtre de verdure comprenant un espace jeux pour les tout petits.
Par ailleurs rappelons que pour notre commune de moins de 2500 habitants, les suffrages sont comptabilisés individuellement et chaque électeur dispose du droit de rayer le nom d’un ou de plusieurs candidats ou de ne pas respecter les listes des candidats en votant pour des citoyens n’ayant pas déclaré leur candidature ou en votant pour des candidats issus de listes différentes.
Ainsi, malgré la problématique d’une liste unique, fort peu démocratique, la possibilité de faire changer la politique de la cité vous est tout de même offerte.
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11.02.2008
HELAS! MALGRE LA DETERMINATION DE NOMBREUX CITOYENS A OBTENIR UN REFERENDUM SUR LE TRAITE EUROPEEN, "NOS" DIRIGEANTS NOUS ONT MEPRISES ...
Traité européen : nous voulons un référendum
Vidéo envoyée par E_varlin
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2008
Entretien accordé à Victor Hugo sur Napoléon III
Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?
Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.
Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?
Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.
Et la liberté de la presse dans tout çà ?
Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
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*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.
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02.02.2008
AGIR VITE SUR LES SCANDALEUSES FRANCHISES DES SOINS !
LES FRANCHISES SUR LES SOINS NE SONT PAS UNE FATALITE
Les franchises sur les soins sont entrées en application le 1er janvier 2008.
Malgré l’appel lancé sur Internet dès le mois de Mars 2007, malgré le relai pris par un collectif d’organisations contre les franchises*, malgré le travail militant pour expliquer et dénoncer cette mesure, les franchises sur les soins que Nicolas Sarkozy appelait de ses vœux depuis de nombreuses années sont entrées en vigueur après que le principe en ait été voté le 26 octobre à l’Assemblée par les députés UMP, qui choisirent ainsi de « responsabiliser » les cancéreux, les dialysés, les diabétiques et les accidentés du travail.
Tout juste notera t’on que le projet initial de franchise sèche sur les 50 ou 100 premiers euros de dépenses annuelles, qui aurait exclu de tout remboursement 27% des assurés sociaux ( les plus jeunes, les moins malades ) avait été finalement abandonné par Nicolas Sarkozy, au grand dam des assureurs privés** qui attendaient ce signal pour fragiliser encore vis-à-vis de ce public le système solidaire.
Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par an, pour l’instant***. ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les consultations médicales, déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005)
Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer l’Alzheimer ( en taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a choisi de mettre à mal encore une fois le principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945.
Pourtant, au moment où cette mesure entre en application, le réel se rappelle au bon souvenir du Président. Des patients fragilisés découvrent au jour le jour la réalité des franchises. Contrairement à ce qui a longtemps été claironné par le Ministère de la Santé, les pauvres paient les franchises sur les soins. Le seuil de pauvreté en France est de 817 euros, et seuls sont exemptés ( hormis les femmes enceintes et les enfants), les personnes subsistant avec moins de 610 euros par mois.
Dans ce contexte de détresse et de colère, la grève de soins de Bruno-Pascal Chevalier****, travailleur social de 45 ans, atteint du SIDA, représente hélas l’aboutissement inéluctable d’une logique purement financière, d’une lubie présidentielle. Les médias se tournent alors vers lui en masse, s’intéressent à la question des franchises, certains pour la première fois. Et de nombreux Français découvrent aujourd’hui, bien tardivement, la question des franchises sur les soins, qui met en difficulté de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de longue durée, mais aussi de plus en plus de personnes et de familles à faibles revenus qui ne peuvent déjà plus faire face aux dépenses de santé et ne se soignent plus qu'en repoussant à plus tard leurs démarches de soins.
L’appel contre la franchise a ainsi engrangé au courant du mois de Janvier plus de 5000 signatures en une après-midi après un sujet au Journal télévisé de France 2, et près de 30.000 signatures supplémentaires en quinze jours.
L’appel contre la franchise, ainsi que les initiatives locales et nationales, restent d’actualité. Signez la pétition, faites la signer.
Les franchises sur les soins ne sont pas une fatalité.
Inutiles économiquement, dangereuses médicalement, injustes moralement, elles témoignent d’une étrange politique de civilisation, qu’il nous revient de combattre, et de sanctionner.
Christian Lehmann
www.appelcontrelafranchise.org
* Un collectif national regroupant partis politiques, associations, syndicats, s’est créé pour amplifier le mouvement initié par la pétition, à l’adresse : www.contre-les-franchises.org
** « Sarkozy a tué l’idée de mettre en place une vraie franchise, qui aurait consisté à ne pas prendre en charge du tout les 50 ou 100 premiers euros de dépense, puis à faire varier ce seuil en fonction des besoins de financement de la Sécu. A présent, la grogne est telle que cette mesure ne verra jamais le jour » soupire un courageux expert anonyme, artisan de ces réformes. L’Expansion, Novembre 2007, Stéphanie Benz.
*** Seul le principe des franchises a été voté par les parlementaires. Le montant en a été fixé par décret, et peut être révisé à tout moment par le fait du Prince. Comme le disait Nicolas Sarkozy en Juin 2006 : « Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise. »
**** www.grevedesoins.fr
NOTE IMPORTANTE AU NIVEAU DES LISTES DE SIGNATAIRES ET DES PETITIONS PAPIER :
1-Toutes les signatures sont comptabilisées. Beaucoup aimeraient pouvoir retrouver facilement leur nom sur la liste mais le nombre de signataires rend ceci très difficile.
2-Sur ce site, vous trouverez un modèle de pétition papier à signer. Il n’existe pas d’adresse postale où envoyer cette liste… pour une bonne raison. Nous n’avons pas les moyens matériels d’entrer à la main des milliers de signatures. Nous vous demandons donc d’aller au bout de votre geste militant et d’intégrer ces signatures à la liste, en notant éventuellement *.* si vous n’avez pas l’adresse mail du signataire.
Pour les initiateurs de l’Appel contre la Franchise
Christian Lehmann et Martin Winckler
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