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25.02.2008

Président au langage fleuri et à l'esprit tordu ....voir ces deux communiqués particulièrement probants sur l'installation du fascisme rampant dans notre beau pays

Envoyé le : Samedi, 23 Février 2008, 22h39mn 46s
Objet : Bonnes manières de Sarkozy

Chers tous,

Je relève ceci sur le site de Libération :

Après sa rencontre mouvementée en novembre dernier avec les pêcheurs
, nouvel
écart de langage du président de la République. Samedi après-midi, au
Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy s'est laissé aller à quelques
mots de trop, captés par une caméra du Parisien.fr.


Alors qu'il fend la foule en serrant des mains, un homme lui dit:
/«Touche-moi pas, tu me salis»/. Le Président réplique aussi sec:
/«Casse-toi alors, casse-toi alors pauvre con»/. Une voix glisse à
l'oreille du chef de l'Etat /«on est filmé là...»/. Et Nicolas Sarkozy
de reprendre son serrage de mains.

Pour voir la scène, lien :
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/311877.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450
Bien à vous
Philippe Arnaud
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COMMUNIQUÉ LDH (Ligue des Droits de l'homme)
Paris, le 25 février 2008


Rappeler le Président au respect de la République


Bien qu’ayant validé le principe d’une incarcération à vie sans faute, le Conseil constitutionnel n’avait pas accepté de prêter la main à cette forfaiture qu’est la rétroactivité d’une loi pénale.

En sollicitant l’avis du Premier Président de la Cour de cassation sur les moyens de contourner cette décision qui s’impose à tous, le Président de la République commet une triple faute.

Il met en cause le fonctionnement régulier des institutions en déniant la légitimité du Conseil constitutionnel et porte ainsi atteinte à l’état de droit.

Il met en cause l’indépendance du Premier Président de la Cour de cassation et par voie de conséquence celle de la juridiction qu’il préside, en sollicitant un service que le plus haut magistrat de l’ordre judiciaire n’a pas à rendre au chef de l’exécutif.

Il montre le peu de cas qu’il fait des principes les plus fondamentaux de la République en tentant d’opposer la légitimité de l’émotion à celle des règles les plus essentielles d’une société démocratique.

Chacun peut comprendre que ce qui est ici en cause, ce ne sont plus les débats politiques aussi vifs soient-ils. C’est le contrat social et juridique multiséculaire sur lequel la République a été construite, sans lequel il n’y a pas de pacte civique qui s’impose à tous les citoyens, auquel il est porté atteinte.

La Ligue des droits de l’Homme attend du Président du Conseil constitutionnel qu’il rappelle le Président de la République aux devoirs de sa charge et du Premier Président de la Cour de cassation qu’il refuse la mission inconstitutionnelle que l’on tente de lui imposer.