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06.01.2008

Bonne année pour le CAC 40

Une information majeure passée à peu près inaperçue car occultée par les medias et la "grande presse".
Fin décembre, le CAC 40 a fêté ses vingt ans.

Retour en arrière:

1987: l'indice boursier valait 1000 points.
2007: l'indice boursier vaut 5700 points
Soit, vos avez bien lu, une augmentation en vingt ans de 570%. ( moyenne de 28,5% par an)

1987: le smic horaire était à 4,24 euros ( 27,84 francs).
2007: le smic horaire est à 8,44 euros
Soit, une augmentation de 199%. ( moyenne de 9,95% par an.)

Question:

Si l'on avait souhaité partager, équitablement, les richesses produites par tous dans ce pays, quel devrait être aujourd'hui le niveau horaire du SMIC ?

Réponse:

Plus de 24 euros et le salaire minimum serait à 3 300 euros.

Conclusion:

Il ne s'agit pas de nous rebattre les oreilles avec une croissance toujours plus destructrice de la Nature, consommatrice d'énergies et de matières premières et calamiteuse sur le plan social, il ne s'agit pas de travailler plus pour créer plus de richesses, mais seulement de partager EQUITABLEMENT toutes celles produites par tous. Ainsi l'on verrait que les questions des retraites, de la sécurité sociale et du pouvoir d'achat ne se posent pas.
( Equitablement, un mot cher aux libéraux qu'il n'est pas interdit de leur renvoyer dans les dents au début de 2008. Avec tous nos voeux... Bien sûr ! )

Bonne Année à tous sans bling bling et sans dépenses inutiles d'énergie pour commenter et analyser les faits et gestes du "bouffon tragique" et de sa nympho.
Il y a bien d'autres sujets d'intérêt et d'autres combats à mener.
Régis

PS : Qui a dit ?

" La dernière raison des rois, le boulet; la dernière raison du peuple, le pavé."

Victor Hugo.

Allez une dernière. Qui a dit ?

" Ce n'est jamais dans l'anarchie que les tyrans naissent; vous ne les voyez s'élever qu'à l'ombre des lois ou s'autoriser d'elles."

Marquis de Sade

Rectificatif d'un économiste :
Ce n'est pas avec la progression de l'indice boursier qu'il faut comparer celle du SMIC, car cet indice n'est que le marqueur d'un capital fictif. Il faut comparer la progression des salaires, inflation déduite, avec celle du produit réel. Depuis une vingtaine d'années, celui-ci croît en France entre 1,5 et 2,5% en moyenne par an, et le produit mondial entre 4 et 5% (on ne dit rien ici de la qualité du produit).
C'est l'un des points forts de la critique altermondialiste du capitalisme néolibéral : ne pas prendre la bulle boursière pour de la richesse réelle.

Ce qui suit est moins important, mais il vaut mieux pour la crédibilité de nos analyses ne pas commettre d'erreurs de calcul.
En suivant les chiffres donnés ci-dessous, si l'indice boursier est passé de 1000 à 5700 points en 20 ans, il a été multiplié par 5,7 ; ce qui équivaut à une augmentation de 470% et non pas de 570. Ramené à l'année, le coefficient multiplicateur est égal à la racine vingtième de 5,7, soit 1,091, ce qui donne 9,1% de taux d'accroissement annuel.
Même méthode de calcul pour la progression du SMIC. En valeur nominale il a presque doublé en 20 ans (+ 99%), c'est-à-dire + 3,5% par an en moyenne, desquels il faudrait soustraire le taux d'inflation pour ensuite les comparer à l'accroissement du produit réel.
Si la progression des salaires réels est inférieure à celle du produit global, pour un emploi et un temps de travail invariant, cela voudra dire que les profits ont augmenté plus vite et donc que leur part a augmenté dans le produit global.

Amicalement
Jean-Marie Harribey